Le Culte de la Lune Rouge

Voici les différents manuscrits qui parlent de la Lune Rouge. Ces récits servent à expliquer et comprendre les prophéties données au fil des siècles par les cultistes de la Lune Rouge. Ces manuscrits ne sont, ni de l'histoire, ni de la fiction, ni un recueil, ils sont tout ça à la fois. Ils n'ont de figure d'autorités que dans la conscience morale qui habite leures lectrices.

Les trois voies

Les Prophéties du culte peuvent être lues de différentes manières. Trois interprétations, et donc courant de pensées, dominent. On les nommes les "Voies".

La première Voie fût celle de Azal Araki, première prophétesse et scribe de la Lune Rouge. Elle a une interprétation matérialiste et fédératrice des textes et souhaite intégrer le monde entier au culte. Pour cette mission, elle a fondée et dirige l'Aube Écarlate.

La Deuxième Voie est celle de Jost, le colonel. Il a produit une interprétation guerrière et élitiste des prophéties. Pour lui, seules les plus méritantes devraient entrer dans le culte.

Enfin, plus marginale, mais qui a récemment pris de l'importance, Mamie Glycine, qui apporte une lecture plus libéral des Prophéties. Les fidèles ne suivent pas forcément une seule voie.

Le Premier Manuscrit

Le Premier Manuscrit, est le texte original écrit ou retranscrit par Azal Araki. Il a été relu et réécrit par les Scribes de Jost et Mamie Glycine afin d'avoir une histoire plus cohérente avec l'histoire du Petit Monde. Il est lu et écouté par toutes les vo**ies. Quelques rares personnes considérent certains documents comme apocryphes.

Pieutre l'oracle, des anciens temps

Dans le vide infini qui occupe l'espace, perdu dans les étoiles, un rassemblement singulier de particules forma une proto-existence. Avec l'apparence d'une géante gazeuse, l'entité, sans conscience mais habitée d'un esprit de curiosité, commença à errer entre les galaxies. Elles n'arrivait jamais à contrôler ses mouvements, ses actions et ses intentions restaient nébuleuses. Par maladresse, elle assimilait chaque astre qu'elle rencontrait. Elle aspirait les étoiles, les planètes et les géantes gazeuses. Il lui arrivait d'avaler des planètes habitées. Elle intégraient les corps de ses habitantes, mais aussi leurs esprits. Elle forma une conscience embryonnaire. Cette conscience reflétait les ambitions, les peurs et les goûts de toute les âmes qu'elle avait consumée. Elle erra ainsi pendant des millions d'années.

Par de là le temps, tu navigueras

Et dans la réponse, tu n'iras pas

Car en toi est le chemin

Mais venge ta méconnaisse

Pour l’insoucience de la curiosité

Pieutre l'oracle, des anciens temps

Sûr une planète lointaine, dans un système solaire inconnue, La Lune Rouge rencontra un être de constitution similaire. Il incarnait un esprit de fureur, et dégageait une puissance supérieur à La Lune Rouge. Malgré les tentatives de communication de celle-ci, l'être semblait décider à la repousser. Il gardait jalousement l'énergie de la planète pour lui. Il avait appris à cohabiter, il avait appris à devenir la planète. Il l'a nourrissait et s'en nourrissait. La Lune Rouge, en observatrice fascinée, analysait la manière qu'avait son homologue de pénétrer le monde de la matière, mais aussi celui des esprits, pour arriver à ses fins.

L'être finit par se montrer si vindicatif, que la Lune Rouge dû se retirer. Mais elle avait désormais appris qu'elle pouvait fusionner avec le monde physique, et transmettre son énergie aux être avec qui elle se connectait.

Elle erra à nouveau, puis tomba sur le Petit Monde.

L'Âne et le Coq

Le coq est fière, il crie, il court, il chante. Mais, malgré tous ses efforts, il est plus faible que l'âne.

Argonos des Bibliothèques, des anciens temps

Dans ses premières tentatives, La Lune Rouge n'effectuait que des connexions confuses. Quand elle tentait de communiquer avec une habitante du Petit Peuple, elle employait une énergie disproportionné. Cela entrainait des catastrophes naturelles : des montagnes jaillissaient ou tsunamis émergeaient. Les personnes ciblées vivaient des songes abstraits, mais ressentaient le lien avec ces phénomènes. Elles associèrent vite ces signes comme des connexions avec un être supérieur, un dieu. Au cours de l'histoire du Petit Peuple, on peut retrouver différentes représentation du Dieu des Catastrophes.

Dans chaque panthéon, il avait sa place, représenté comme une Lune Rouge qui habite vos rêves, cette divinité annonçait les fléaux. Dans d'autres mythes, elle les déclenchait pour annoncer sa venue sur Le Petit Monde.

Les traces de la Lune Rouge, dans les anciens temps :

Le peuple D'Arfalis, au environ -3000, créa : Fangora, déesse de la Lune Rouge, mère des souffrances, des prophéties et des catastrophes.

Le peuple des Orcs, au environ -1200, créa : Ibris, déesse de la Lune Pourpre, mère du futur et des combats, reine de l'apocalypse

Le peuple Oros, qui domina une partie des continents Sud-Est, établi des cultes autour de la Lune Sang. Non pas comme une divinité unique, mais comme tout un panthéon qui habitait l'astre rouge. On trouve Abra, le dieu-roi, ainsi que son fils, le Chien Rouge, censé descendre apporter la paix pour les justes, et la guerre pour les mécréants. On peut y noter des similitudes avec le Culte de la Bête du Feu.

La dynastie des Fichus dirigeait le peule Oros, elle transmettait les Savoirs Apocalyptiques à sa descendance, mais aussi aux dynastie filles. Ainsi Thibald Le Preux raconta la Prophétie des Fins à Thobald Le Petit, qui raconta à Iseult la Troirième. La Dynastie arrêta de diriger Oros pour hériter des terres des Peuples du Ventes, la Prophétie continue à être transise à Myriam La Gourmande, puis à Tomral le Chétif, puis à Venda La Traitresse. La dynsatie mourra à l'apogée de l'Empire des Fleuves. La Prophétie ne fût plus affilier à des religions d'états.

La Lune Rouge, dans ses premiers contacts avec le Petit Peuple, n'aimait pas le principe du fanatisme et du cultisme. Mais sa conscience ne s'était pas encore formée au moment de son arrivée sur le Petit Peuple. Désormais, après des millénaires à se faire adorer dans différentes religions, elle avait adopté l'idée qu'ell appartenait à la caste des divinités.

Note de Primark, Scribe de Jost : Je barre mais je laisse ce paragraphe. Si il laisse penser que la Lune Rouge n'avait déjà pas l'Intention Ultime. Il permet de comprendre le lien étroit entre le Petit Peuple et La Lune Rouge

Safran l'historienne, du grand silence

La première domination d'Aras, enfant de la Lune. Si son histoire d'explicite jamais un lieu direct avec une croyance en la Lune Rouge. De nombreux éléments nous laissent penser que son mythe est inspiré des divinités qui incarnent la Lune Rouge.

Pendant l'âge des Premiers Temps, La Lune Rouge réussit à prendre une forme physique. À cette époque les fidèles l'appelait La Lune. Après de nombreux sacrifices et incantations, la Lune apparu. Aras naquit, sans parents. Il apparût dans le cratère d'un volcan éteint. Alors qu'il fût trouvé, il beignait dans les rayons de Lune. Sa peau clair luisait sous la lumière de l'astre, ce qui lui donnait un teint bleuté. Ses fidèles se peignaient le corps en bleu. Aras se nourrissait uniquement de ses fidèles, qui s'offraient volontiers en sacrifice à lui. Cette invocation avait drainée une grande quantité d'énergie magique. Le Petit Monde se déchirait sous de nombreux fléaux. Aras régna des siècles.

Il a fallu de nombreux combats avant d'arriver à repousser Aras hors du Petit Monde. La résistance fût appelé L'Humilité. La Guerre Bleue naissait. Apristi, grande magicienne de son époque,dû usé d’un sort qui demanda de nombreux sacrifices de la part de ses camarades. Finalement, Après une grande bataille épique qui déchira la pangée du Petit Monde en plusieurs continents, Aras fût neutralisé. Le concept de la mort ne peut touché un être comme La lune, ainsi il fût divisé en sept entités, plus contrôlables : l'elfe Idris, l'ulath Parceline, quatre pierres représentant les quatre élément primordiaux et le Dragon des Fléaux.

Idris et Parceline, deux némésis que tout oppose. La première est généreuse et bienveillante, tandis que la seconde est mégalomaniaque et égocentrique.

Les pierres élémentaire ont chacune leur pouvoir: une pour le feu, une pour l'eau, une pour la terre, une pour l'air. Ces artefact furent dispersé dans le monde. La pierre du feu permet de communiquer avec les autres dimensions. Celle de la terre développe une forêt qui contient sa propre conscience. Celle de l'eau permet de voir le futur. Celle de l'air permet de téléporter un objet devant soi.

Le Dragon des Fléaux, conscient de sa puissance et de sa dangerosité, s'enferma dans un volcan à La Péninsule de Griseroche. Là-bas, de petites tribus lui voue un culte et lui font régulièrement des offrandes.

Il va sans dire, que si ces sept éléments se réunissaient, La Lune pourrait alors se reformer.

Isald De La Troisème Voie, des temps modernes

Isald est archéologue. Elle a essayé de trouver les quatre pierre élémentaires. Malheureusement, elle n'a jamais pu aller au bout de sa quête. On trouve des articles de journaux qui parlent de ses recherches. On y lit qu'elle a pu trouver au moins une pierre, mais l’article reste flou.

La pierre du Feu

Minéral de la taille d'un poing à la robe enflammée, la pierre de feu offre des pouvoirs qui ne sont pas supportables par tous les esprits. Ainsi, nombreuses sont les personnes qui ont sombrés dans la folie après avoir vécu un violent voyage au travers des dimensions. Mais la personne qui arrive à contrôler la pierre, peut alors parcourir les Plans et comprendre les liaisons mystique qui provoquent les déferlantes d'énergies magiques.

La pierre de Terre

Ainsi, j'ai vu des forêts là où il y a avait des déserts, j'ai vu des jungles où il y avait des toundras, j'ai vu des arbres pousser et atteindre le ciel en une nuit. Mais j'ai aussi vu la corruption de ces forêts. Ces forêts qui dévore. Qui, de pas leur propre volonté, séduisent, enferment, et isolent les êtres pour ensuite les liés à sa propre volonté.

La pierre d'eau

Parcourir et voir les lignes temporelles, voilà un pouvoir qui semble bien utile. Pourtant, dans les contes et mythes que je consomme, la personne se voit toujours condamné au silence , d'une manière comme une autre. Je ne sais pas si je souhaite posséder une telle capacité si c'est pour me priver d'en parler.

La pierre d'air

Quel objet ? Comment je le ramène ? Comment je m'assure que ce soit le bon ? Dans quel état finit-il ? Que signifie devant ? Un mètre ? Vingt mètre ? Sous mon nez ? Il y a bien la corde d'abondance des Cherrios, qui permet de ramener n'importe quel objet dans la corne, à condition d'y poser matière équivalente. Rarement ce pouvoir est utilisé sans contre-partie, tous les protagonistes des contes finissent eux même changé en un objet peu agréable. Est ce que cette pierre peut ramener les autres pierres ? Peut elle téléporter un objet organique, comme une humaine ?

Azal Akari

Je témoigne, voici mon journal.

Chapitre 1

Dans un mélange d'astrologie et d'ésotérisme, je fonde Le Sanctuaire. Le culte qui s'établit autour de cette base a pour mission de ramener tous les artefacts liés à la Lune, d'accueillir ses donations (des comètes) et surtout de les étudier. le centre doit correspondre aux canons esthétiques du culte. Tous ses membres doivent posséder des connaissances scientifiques utiles à l'avènement de La Lune. Mais aussi participer aux nombreux rituels qui composent la vie du centre.

Une première comète est annoncé pour son retour sur le Petit Monde, c'est mon premier rêve : Le Plus Important. Mais avant, je vous conte mon histoire.

Chapitre 2

Les pratiques d'un culte basé sur la souffrance et les catastrophes incarnent rarement la bienveillance. Je comprends les premières réticences à rejoindre le cute. Des sacrifices, parfois volontaires, de nos membres, ainsi que des séances de tortures, d'eugénisme et d'humiliation, représentent les différents aspects rituels qui constituent la vie dans la centre. Malgré les tentatives du culte de rester dans la discrétion, des voyageuses d'autres guildes finirent par révéler son quotidien et le culte fût répudié, le commerce refusé par la Grande Chasse et la Guilde des Marchands. Dans l'ombre, ce sont des membre de Tir Nanog qui disséminait ces racontars, j'en suis sûr. De nombreuses personnes du culte finirent chassées dans les autres villages. La plus célèbre d'entre elle, Azal Akari, moi, écopa d'un avis de recherche de la Grande Chasse. Je trainais de cage en cage, pendant mon absence, mon culte se dilatait. La Lune allait être à nouveau oubliée. Mais je ne fût jamais abattue, car je réussissais toujours à échapper à mes geôliers. Ah, qu'ils tremblent de m'utiliser pour reprendre mes fidèles à leurs causes. Les réminiscences du culte venaient toujours m'aider à m'évader de mes prisons.

Libre, Azal se réfugia au Sanctuaire. La Lune lui avait indiqué en songe la vision d'une salle qui survivrait à l'apocalypse. Elle s'y engouffra, se cacha dans un laboratoire de sous-sol, et tomba dans une profonde transe. Une transe pendant laquelle j'ai pu établir un lien privilégié avec La Lune. Je sortie de la dimension du Petit Monde, je me baladais d'univers en univers. Je pus voir le monde par les yeux de Fangora.

Finalement, quand la transe se termina, le continent était toujours ruine. Mais j'avais compris. Le Petit Monde meurtri représentait un terrain parfait pour refonder une nouvelle civilisation autour d'un culte. Le Sanctuaire s'armerait. Il propagerait bienveillance et sécurité. Il accueillerait la misère et la foie. Pour cela, j'avais besoin d'un symbole, je devais voyager, je devais le trouver.

La Prophétie Du Crue

Dans le voyages, tu souffriras

La Faim , tu connaîtras

La soif, tu connaîtras,

Mais la Vérité, tu connaîtras

Et la Vérité, tu raconteras

Chapitre 3

Le premier commandement de La Lune pour Azal fût de trouver des scribes. Elle avait besoin de plumes afin que les transmissions oniriques prennent une forme concrète, que les prophéties reposent dans des manuscrits. Pendant son voyage dans les dimensions parallèles, j'avais pu observée les différentes lignes temporelles, et j'avais des visions du futur possible. J’entreprenais un premier voyage où j'effectuai des prophéties afin de rassembler mes premiers apôtres. L'humilité m'habitait, je m'installais comme diseuse de bonne aventure dans la région d'Eifem. Dans chaque ville, je vivais la même histoire : j'étais d'abord moqué pour mon travail. Puis, avec la précision de mes visions, j'étais respecté. J'accumulait des fidèles. Je devenais si influente dans chaque ville que je finissais par être chassée, accusée de sorcellerie. Une fois répudiée de la ville, plutôt que de demander à mes apôtres de me suivre. Je les envoyait au Sanctuaire pour reconstruire le village. J'annonçai ma Première Prophétie à chaque nouvelle convertie :

Quand elle reviendra au sanctuaire,

ce sera un jour de Lune Rouge, et

La Lune enverra sa bénédiction.

Je parcouru ainsi différent continents pendant près de plus de vingt ans.

La Rupture

Le 13 octobre 1152, Azal revint au Sanctuaire. Elle fût accueillie avec un mélange d'enthousiasme et de circonspection. Pour de nombreuses personnes, Azal revenait en étrangère. Si elle avait rassemblé des fidèles, elle les avaient aussi abandonnées pendant longtemps. Ce fût Jost, un ancien militaire, qui avait présidé la reconstruction de la ville. Il doutait de la légitimité d'Azal de reprendre la direction du culte après une si longue absence. Azal rappela La Première Prophétie. Elle annonçait qu'à l'apparition de la Lune Rouge, elle édictera la Seconde Prophétie. Elle s'assit à l'extérieur de ville, sur une colline bien visible, et attendit la tombée de la nuit. À minuit, la nuit exhibait son voile bleu habituel. Jost riait, pensant Azal dépassée. Alors que sa délégation s'en allait à la rencontre d'Azal, dans l'objectif de lui annoncée qu'elle ne pouvait plus avoir la prétention de diriger le culte, la sonde apparut dans le ciel.

Azal alors annonça la Seconde Prophétie :

Quand le ciel adoptera le sang, déchiré par la Lune Rouge.

Quand l’astre ultime reviendra à sa source.

L’enfer s'apparaîtra à nouveau, pour un jugement nouveau.

Pour tester les coeurs braves, et les coeurs lâches.

Les sachants seront récompensés, les ignares disparaîtront.

Les fidèles seront récompensées, les hérétiques disparaîtront.

Ciel et terre, paradis et enfer, montagnes et mers seront unis, en une seule route, éternelle et ultime, pavés des cadavres d’ignorants.

Et en son arrivée, la Lune Rouge, demeure de votre salut.

Ce soir, le Culte devint deux voies : La Première Voie, Azal, et la seconde Voie, hérétique, Jost.

Tout le Sanctuaire célébrait le retour de La Lune. Azal était portée en triomphe. Le foule s'amassait et la soulevait. On ria et chanta toute la nuit. Des siècles de catastrophes, des siècles de souffrances, tout cela ne pouvait qu'être provoqué par une divinité. Mais dans toute cette désolation, Azal promettait un salut. Non pas celui de s'extirper de la souffrance, mais de réussir à l'accepter. Azal allait désormais diriger le sanctuaire, elle allait garantir le respect des rites de La Lune, afin de préparer le Sanctuaire à l'accueil de La Lune.

Les voies

Trois interprétations de la seconde prophétie cohabitent.

La voie d'Azal

La première, promulguée par Azal, incitent à recruter le maximum de fidèle. Cette interprétation se veut inclusive. Elle apporte une vision d'un projet économique, progressiste et scientifique. Elle désigne des apôtres pour aller prêcher la bonne parole dans la région. Ces apôtrent diffusent les écrits de la seconde prophétie dans tout le Petit Peuple. Elles fondent des autels, des temples, à l'effigie d'Anub. Cet ordre fût nommé l'Aube Écarlate, comme le soleil nouveau qui éclaire le Petit Monde de sa vérité.

La Voie de Jost

La deuxième tient une position plus élitiste. Elle fût créée par Jost. Si il reconnait le statut de prophétesse de Azal. Il trouve son interprétation trop abstraite, trop libérale. Pendant l'absence d'Azal, les troupes de Jost ne s'étaient pas contenté de reconstruire le Sanctuaire. Ils avaient, avec d'autres scribes, créer des ateliers de réflexions autour de l'interprétation de la Prophétie, mais aussi de l'histoire du Petit Peuple. Ils ont produit une littérature et créé une bibliothèque. Ces écrits décrivent une culture et une manière de vivre. La conclusion de ses écrits se terminent par l'interprétation suivante : Les Chiens de l'Enfer et La Grande Guerre incarnaient les fléaux promis par La Lune. La promesse de salut de la Lune ne peut donc que prendre la forme suivante : une guerre éternelle. Une guerre où chaque être pourra démontrer à La Lune sa valeur par le combat. Sous les ordres de Jost, Le Crépuscule Sanglant est créé. Une troupe d'élite, qui n'’accepte que les guerrières les plus valeureuses. Cet ordre protège le Sanctuaire, et trouvera sa plénitude quand l'heure des combats infinis reviendront. Car pour ses membres, tous les malheurs qu'a vécu le Petit Monde ne sont que les prémices d'une longue série de calamité. Les fléaux éternelles continues qui déferleront sur le Petit Monde seront le salut promis par La Lune.

La Voie de Mamie Glycine

Mamie Glycine fait partie d'une école qui synthétise et unie les visions d'Azal et de Jost. Glycine comprend les ambitions d'Azal, mais ne supporte pas sa personne. Azal a des bonnes idées, mais elle les appliquent très mal. Elle manque de pragmatisme sur la gestion des ressources. Glycine, plutôt que de vouloir attirer la foule dans le Culte, préfère ciblée les factions et les personnes d'influences, celle qui ont de l'argent. Elle a conclu un marché avec la Guilde Des Marchands. Ensemble, ils créent la Bourse, un système qui permet de financer la reconstruction de la région, mais aussi la guerre contre les raiders. L'armée de Jost est utile, mais son obsession pour le combat est délétère. La guerre doit rester un moyen, pas une fin.

Jost

Azal s'attache trop aux traditions. Elle ne comprend pas les personnes qui sont nées de l'épée. Je pensais le combat comme une malédiction, mais il nous renforce chaque jour, ils nous fait comprendre la plein bénédiction de la vie. La libération ne viendra pas de La Lune, mais de nous même, avec La Lune.

Elle est insolente, hautaine, et surtout, elle vit dans l'idéalisme. Les gens ne vont pas accepter d'une seul prière de rejoindre le culte. Il faut les encourager, parfois par la force. Il faut leur donner le goût du sang. Il faut qu'ils se délectent du plein plaisir de la puissance.

Anéantir les mécréants, sélectionner les élues, voilà notre tâche. Que nos scribes annoncent la nouvelle en grande trombe, le savoir est combat, et le combat est savoir.

La crème de la crème, séparer le grain de l'ivraie, reconnaître les qualités des forts, les défauts des faibles. Nos vies sont toutes des sacrifices, nous devons nous appliquer à en faire le meilleur des usages.

Khaled, scribe de Jost

La Lune rouge est une synecdoque, elle incarne notre vie. Elle prend et donne. Et quel plaisir quand elle le fait de sa pleine puissance, mais sa pleine puissance se nourrit de notre potentiel. Je souffre de ne pouvoir souffrir plus. Si La Lune remercie par la punition, alors la punition devient cadeau.

Comprendre La Lune, voilà notre véritable objectif. Ajouter des fruits dans un panier déjà plein est un non-sens, pourtant, nombre de nos partisans souhaitent développer le verger. Quand certaines deviennent arboricultrices, devenons vanneuses, creusons nos fondations, elles doivent pénétrer jusqu'au plus profond de notre dévotion. La Morale de La Lune est notre morale, ainsi nous devons développer cette morale.

L'écriture se mêle à l'action, la plume trouve ses récits dans les épées. La paix est éphémère, la guerre est une promesse. J'en entend déjà les tambours résonner. La paix est dans la guerre. Lune Rouge. Aimes-nous, punis-nous. Dans la miséricorde, tu ne t'abaisseras jamais. Tu nous aimes trop pour nous donner une bienveillance futile, la vanité du bonheur ne comprend pas le besoin de vengeance qui pénètre l'esprit des personnes nés dans un monde malade.